Vous travaillez chez lui
Un chantier ouvert une fois, avec son adresse et votre prix de journée. Vous pointez chaque jour ; le compteur dit ce qui reste à facturer, en jours et en euros.
Un chantier à soi a un client qui appelle. Trois journées faites chez un confrère en février n'ont ni devis, ni échéance, ni relance : elles ne réclament rien, donc elles disparaissent. Dequerra les compte — dans les deux sens.
Une entreprise avec qui on échange des journées n'est pas deux relations séparées : c'est une seule, à double sens, souvent la même semaine. Ce qui se règle vraiment, c'est la différence.
Un chantier ouvert une fois, avec son adresse et votre prix de journée. Vous pointez chaque jour ; le compteur dit ce qui reste à facturer, en jours et en euros.
Vous le pointez comme les autres, mais sans prix : sa journée vaudra ce que dira sa facture. Le compteur sert à la vérifier.
Ni heures ni jours : un devis accepté, puis une facture à recevoir. Quatre états, du devis accepté au règlement — et l'écart entre devisé et facturé, mis sous les yeux.
Trois demi-journées de février ne réclament rien. L'écran les signale tant qu'elles ne sont pas facturées.
Sa facture porte quatorze jours, vous en avez pointé douze. Ce n'est pas forcément de la mauvaise foi — souvent un décompte de tête — mais il faut le voir avant de payer, pas en fin d'exercice.
Quand sa facture arrive, vous imputez les jours qu'elle couvre et le compteur descend. Le montant se répartit alors sur les chantiers où ces journées ont été faites, au plus ancien d'abord.
Un confrère vous demande les trois dernières semaines de septembre. Quinze rendez-vous à saisir à la main, personne ne le fait : on retient la période de tête, et on accepte un métré le mardi 23. Ici, une date de début, une date de fin, et les journées se posent — en sautant les week-ends, sans écraser ce qui était déjà pris, et en vous disant ce qu'il n'a pas pu bloquer.
« Mise à disposition de main-d'œuvre — 15 journées » oblige son comptable à téléphoner pour savoir à quel chantier l'imputer. Et une facture qu'on ne peut pas imputer, on ne la passe pas — donc on ne la paie pas. Votre facture détaille les journées par chantier du confrère, et se crée en brouillon : vous la relisez avant qu'elle prenne son numéro.
Nous ne le conseillons pas. Le pointage sert à vérifier sa facture : s'il saisit lui-même ses jours, on vérifie sa facture avec ses propres chiffres. Et un sous-traitant est une entreprise indépendante — lui faire pointer ses heures dans votre outil, sur vos consignes, produit une trace qui ressemble à un lien de subordination.
Le prix n'appartient pas à sa fiche : les journées vivent dans un compteur sans prix, et le forfait est un lot suivi à part, avec son devis. Le même confrère peut faire une journée en février, une demi-journée en mars et un lot en avril, à trois prix différents.
C'est pour ça que sa fiche est rattachée à une fiche d'entreprise, reprise de l'annuaire officiel — raison sociale, SIRET, adresse, numéro de TVA. Le rapprochement se fait par l'entreprise, pas par le prénom : chercher « Kévin » dans « SARL Kévin Bâtiment » échoue neuf fois sur dix.
Il n'y en a pas au sens habituel : on n'y vend pas un devis, on y vend des journées. L'application ne fait pas semblant — la carte affiche ce qu'il reste à facturer, pas une marge calculée sur un devis qui n'existe pas.
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